Biographie

          Antoine Laurent de Lavoisier  Antoine Laurent de Lavoisier est né le 26 août 1743 à Paris et guillotiné le 8 mai 1794 dans cette même ville sur la place de la Concorde. Il est le fils d’un magistrat, il a perdu sa mère à l'âge de cinq ans, c'est pourquoi il a été élevé, avec sa sœur, par sa grand-mère maternelle puis par sa tante.

Il étudie au Collège Mazarin où il obtient en 1760 un prix de discours français. Ensuite il s'inscrit à la faculté de droit, et après avoir eu sa licence de droit en 1764, il décide de commencer sa carrière au Barreau de Paris.

 Lavoisier est le chimiste qui a énoncé la première version de la loi de conservation de la matière, il a identifié et baptisé l’oxygène (1778), repris la théorie phlogistique, et a assisté à la réforme de la nomenclature chimique. C’est pourquoi Antoine Laurent de Lavoisier est nommé « le père de la chimie moderne ». De plus Lavoisier a soutenu seul ses théories face à ses détracteurs. Il est également l’auteur de la fameuse loi :

"Rien se perd, rien ne se crée, tout se transforme".

Cependant cet énoncé ne semble pas venir de lui ; il a réadapté, complété et prouvé une théorie du philosophe grec Anaxagore de Clazoménès. En effet, il clarifie cet énoncé par ces termes :

"Car rien ne se crée, ni dans les opérations de l'Art, ni dans celles de la Nature, et l'on peut en principe poser que dans toute opération, il y a une égale quantité de matière avant et après l'opération, que la qualité et la quantité des principes est la même, et qu'il n'y a que des changements, des modifications."

 

Durant ses études à la faculté de droit, Antoine Laurent de Lavoisier a tout le temps participé à des conférences concernant les sciences naturelles, il continua à étudier la chimie avec un certain Rouelle, mais aussi les mathématiques et l'astronomie avec Monsieur La Caille, il travailla ensuite la physique avec l'abbé Nolet et la botanique avec Bernard de Jussieu. Grâce à ces personnes, il finit par apprendre la manipulation des gaz, appelés "les airs" à cette époque. Et de plus en plus attiré par ses disciplines, le jeune avocat décide d’accompagner le naturaliste Jean Guettard dans ses voyages dans le pays afin de dresser l’Atlas minéralogique de la France. A 23 ans, il remporte une médaille d’or de l’Académie des sciences et en est élu membre dès 1768. Sa première publication concernant la chimie apparaît en 1764, et par la suite, grâce à son travail acharné, ses connaissances, et sa médaille d'or, il devint, en 1768, membre de l'Académie des Sciences.

Lavoisier voulant ensuite avoir son propre laboratoire, il se tourna vers les Fermes. Elles étaient habitées par de riches comptables, c’étaient des gens qui avait une grande influence à cette époque. C’est dans ces Fermes qu’ils recevaient les impôts. Lavoisier voulant faire partie des occupants, il devint l'adjoint du fermier général car c’était une personne qui avait aussi une grande influence à l’époque. Et en 1771, il épouse la fille d’un de ses collègues et devient huit ans plus tard fermier général. Durant ces années, Lavoisier est nommé régisseur des poudres et salpêtres. Résidant à l’Arsenal, il fait étudier à la poudrerie d’Essonnes l’amélioration des poudres et réussit à quintupler la production de salpêtre grâce au développement des nitrières artificielles.

C'est dans son propre laboratoire que Lavoisier fait ses premières expériences en chimie. Utilisant systématiquement la balance, il aborde des travaux sur la combustion dès 1774. Cette année-là, il calcine de l’étain dans un vase clos et constate que la masse globale reste constante. Trois ans plus tard, il refait son expérience avec du mercure. Cette expérience, qui est assez célèbre dans l'histoire de la chimie, lui permet de faire l’analyse de l’air, d’identifier l’oxygène et l’azote et de reconstituer l’air à partir de ces deux éléments. Il montre aussi, à l’instar de Cavendish, que l’eau est obtenue par combustion de l’hydrogène et qu’elle ne constitue donc pas un élément. Il établit de même la composition du gaz carbonique dès 1781, grâce à ses travaux sur le diamant.

Ses recherches lui permettent aussi de donner diverses mesures de chaleurs massiques et de chaleurs de réactions chimiques. Dans le domaine physique, il s’intéresse aussi à la chimie appliquée à la biologie et montre que la chaleur animale provient d’une combustion mettant en jeu le carbone et l’hydrogène.

Lavoisier a, en effet, aussi participé à la réforme de la nomenclature chimique avec Guyton de Morveau, Fourcroy et Berthollet . La nouvelle nomenclature se fonde sur la distinction entre corps simple et composé et introduit un certain nombre de termes comme sulfates, acétates et borates afin de désigner les sels. Elle abandonne également le terme de phlogistique. L’ensemble des chimistes adhèrent alors à cette nouvelle nomenclature et par-là même à la doctrine anti-phlogistique de Lavoisier.

Traité élémentaire de chimie

Ces chimistes publient en 1789, le Traité élémentaire de chimie qui met en évidence la nouvelle nomenclature chimique. Grâce à ce traité, Lavoisier veut présenter l’ensemble de la chimie en un tableau mais il veut aussi fixer la révolution chimique dans l'histoire de la chimie, éduquer de nouveaux futurs chimistes, scientifiques ou physiciens.

 

Mais en plus de ses expériences, de ses révolutions, Lavoisier a participé à la vie de la société. En effet, il a été député suppléant aux États Généraux de 1789, et il est devenu l’année suivante membre de la commission pour l’établissement d’un nouveau système de poids et mesures.

Le 24 novembre 1793, La Convention publie un décret visant les fermiers généraux ; ils doivent rendre leur comptes ce qui permettrait une importante rentrée d'argent pour La Convention. Lavoisier se rend quelques jours plus tard, son procès dure cinq mois. Le 8 mai 1794, il est jugé avec trente-et-un autres fermier généraux pour malversations, profits excessifs et retards injustifiés dans les versements au Trésor et surout pour mouillage de tabac. Selon le Tribunal révolutionnaire, tout ces profits auraient été faits afin de comploter avec les ennemis de la France. De plus, le Tribunal jugeait que "La République n'a pas besoin de savants". Vingt-huit sont condamnés à la guillotine et exécutés le jour-même, tout leurs biens confisqués ; Lavoisier est le quatrième.

Au lendemain de sa mort , son collègue Joseph Louis Lagrange (1736-1813) commente: "Il ne leur a fallu qu'un moment pour faire tomber cette tête, et cent années, peut-être, ne suffiront pas pour en reproduire une semblable. "

Pour le premier centenaire de sa mort, les chimistes ont réhabilité l'oeuvre scientifique de Lavoisier et Louis Pasteur lui a décerné le titre de législateur de la chimie.

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